Corrigé du bac blanc n°1: la dissertation
Sujet: la rentabilité des entreprises suffit-elle à expliquer l'évolution de l'investissement ?
Partie I: la rentabilité des entreprises exerce une influence sur leur décision d'investir...
A / le profit est un des éléments clés pour comprendre l'évolution de l'investissement pour le chef d'entreprise.
1°) rentabilité et financement de l'investissement
- le taux de rentabilité éco (définition) facilite l'auto-financement de l'inv. (définition)
- Théoriquement, (sous certaines conditions) hausse du taux de marge => hausse de l'autofinancement => augmentation de l'inv. car les sqs n'auront pas à supporter des frais financiers (elles n'empruntent pas).
2°) les profits d'aujourd'hui sont les investissements de demain et les emplois d'après-demain.
- Le profit joue une place centrale dans la décision d'investir: il est à la fois un déterminant (cf1°) et une conséquence, un objectif recherché.
- Appui sur doc: lorsque le taux de marge s'élève, l'inv. repart (choisir les années correspondantes)
B / Concernant les propriétaires de l'entreprise, la rentabilité future est aussi déterminante pour expliquer l'investissement
1°) le rôle des anticipations quant à l'avenir..
- dans le A/, c'était l'influence du profit antérieur qui était déterminante. Mais le profit futur attendu du nouvel investissement est un des éléments qui permet de valider ou non le projet d'investir.
- c'est la rentabilité financière (définition) qui est prise en compte, dans la perspective des propriétaires de l'entreprise
2°) d'autres éléments dans la prise en compte de la rentabilité.
- même dans le cas d'un emprunt, il peut être plus intéressant pour l'entreprise de s'endetter; sa rentabilité financière peut être positive.
-Dans l'optique des actionnaires, il faut - pour accepter le projet d'investissement- que la rentabilité financière prévisible soit supérieure à ce que rapporterait un simple placement (on le voit à partir du taux d'intérêt réel).
Partie II:...Mais la rentabilité n'est pas toujours suffisante
A / La relation profit => investissement n'est pas toujours certaine
1°) le poids de l'incertitude
L'investissement est un pari. Il repose sur une anticipation positive du futur. Si le contexte économique, politique est marqué par un manque de visibilité (élections, guerre...), les entreprises hésiteront à investir, même si leur profit est suffisant (taux d'auto-financement supérieur à 100 %)
2°) les profits peuvent avoir d'autres utilisations que l'investissement productif.
- si l'entreprise était déjà très endettée (poids du passé), alors elle donnera la priorité au désendettement (d'autant plus que les taux d'intérêts augmentent ou sont élevés)
- si l'entreprise réalise des profits, elle peut en distribuer une partie aux actionnaires (dividendes) et épargner l'autre partie. Les placements financiers peuvent être moins risqués que les projets d'investissements productifs.
B / le rôle de la demande
1°) C'est la demande effective qui détermine tout.
- Même si l'entreprise dispose des moyens d'investir (profit, rentabilité..), elle ne le fera pas si elle n'anticipe pas positivement les débouchés futurs.
- définition de la demande effective et déterminants (consommation des ménages, taux d'intérêt et efficacité du capital)
2°) l'accélérateur: la demande exerce une forte influence sur l'inv.
toute variation de la demande finale entraîne une variation plus que proportionnelle de l'investissement.
(voir TD)
il existe plusieurs conditions (TUC, coef. de capital...)
conclusion: il est évident que la rentabilité des sqs reste une condition nécessaire. En amont la rentabilité permet de financer. En aval, une entreprise n'investira que si elle estime que le projet est rentable.
Mais ce n'est pas une condition suffisante en raison d'autres paramètres à prendre en compte (incertitude, anticipation de la demande...)
Par conséquent, on peut douter de l'efficacité des seules mesures fiscales pour relancer l'investissement. Or, avec la compétition actuelle, l'investissement devient une donnée déterminante.
Partie I: la rentabilité des entreprises exerce une influence sur leur décision d'investir...
A / le profit est un des éléments clés pour comprendre l'évolution de l'investissement pour le chef d'entreprise.
1°) rentabilité et financement de l'investissement
- le taux de rentabilité éco (définition) facilite l'auto-financement de l'inv. (définition)
- Théoriquement, (sous certaines conditions) hausse du taux de marge => hausse de l'autofinancement => augmentation de l'inv. car les sqs n'auront pas à supporter des frais financiers (elles n'empruntent pas).
2°) les profits d'aujourd'hui sont les investissements de demain et les emplois d'après-demain.
- Le profit joue une place centrale dans la décision d'investir: il est à la fois un déterminant (cf1°) et une conséquence, un objectif recherché.
- Appui sur doc: lorsque le taux de marge s'élève, l'inv. repart (choisir les années correspondantes)
B / Concernant les propriétaires de l'entreprise, la rentabilité future est aussi déterminante pour expliquer l'investissement
1°) le rôle des anticipations quant à l'avenir..
- dans le A/, c'était l'influence du profit antérieur qui était déterminante. Mais le profit futur attendu du nouvel investissement est un des éléments qui permet de valider ou non le projet d'investir.
- c'est la rentabilité financière (définition) qui est prise en compte, dans la perspective des propriétaires de l'entreprise
2°) d'autres éléments dans la prise en compte de la rentabilité.
- même dans le cas d'un emprunt, il peut être plus intéressant pour l'entreprise de s'endetter; sa rentabilité financière peut être positive.
-Dans l'optique des actionnaires, il faut - pour accepter le projet d'investissement- que la rentabilité financière prévisible soit supérieure à ce que rapporterait un simple placement (on le voit à partir du taux d'intérêt réel).
Partie II:...Mais la rentabilité n'est pas toujours suffisante
A / La relation profit => investissement n'est pas toujours certaine
1°) le poids de l'incertitude
L'investissement est un pari. Il repose sur une anticipation positive du futur. Si le contexte économique, politique est marqué par un manque de visibilité (élections, guerre...), les entreprises hésiteront à investir, même si leur profit est suffisant (taux d'auto-financement supérieur à 100 %)
2°) les profits peuvent avoir d'autres utilisations que l'investissement productif.
- si l'entreprise était déjà très endettée (poids du passé), alors elle donnera la priorité au désendettement (d'autant plus que les taux d'intérêts augmentent ou sont élevés)
- si l'entreprise réalise des profits, elle peut en distribuer une partie aux actionnaires (dividendes) et épargner l'autre partie. Les placements financiers peuvent être moins risqués que les projets d'investissements productifs.
B / le rôle de la demande
1°) C'est la demande effective qui détermine tout.
- Même si l'entreprise dispose des moyens d'investir (profit, rentabilité..), elle ne le fera pas si elle n'anticipe pas positivement les débouchés futurs.
- définition de la demande effective et déterminants (consommation des ménages, taux d'intérêt et efficacité du capital)
2°) l'accélérateur: la demande exerce une forte influence sur l'inv.
toute variation de la demande finale entraîne une variation plus que proportionnelle de l'investissement.
(voir TD)
il existe plusieurs conditions (TUC, coef. de capital...)
conclusion: il est évident que la rentabilité des sqs reste une condition nécessaire. En amont la rentabilité permet de financer. En aval, une entreprise n'investira que si elle estime que le projet est rentable.
Mais ce n'est pas une condition suffisante en raison d'autres paramètres à prendre en compte (incertitude, anticipation de la demande...)
Par conséquent, on peut douter de l'efficacité des seules mesures fiscales pour relancer l'investissement. Or, avec la compétition actuelle, l'investissement devient une donnée déterminante.
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